Bien que basé sur un modèle datant de la moitié du 17ème siècle (Giacomo Gennaro, Crémone vers 1650), cet alto est monté d’une façon plus tardive, avec une touche assez longue, et un manche bien renversé. Les cordes graves filées, le modèle de chevalet et sa position induisent un réglage propre au 18ème siècle. Son corps de 42 cm et des voûtes pleines en font un instrument au son volumineux, mais qui reste très maniable.
Difficile de dire ce qui inspira Georges Chanot lorsqu’il construisit l’alto joué actuellement par le co-soliste de l’Orchestre de la Suisse Romande. Sa ligne très charpentée délimite un grand volume, mais l’instrument se limite à un petit 41,2 cm. L’originalité de son dessin est soulignée par des ouïes très personnalisées et très bien taillées. Une bonne source d’inspiration pour la réalisation de cet alto moderne. Sa construction respecte l’original et invite à choisir entre un montage adapté à la musique du 19ème siècle (cordes en boyau) et un montage tel que nous les utilisons depuis la moitié du 20ème siècle (cordes synthétiques et/ou en métal).